Afrique
Égypte

Memphis

Capitale de l’Égypte sous l’Ancien Empire (IIIe millénaire) située à la pointe du Delta, appelée Mennofer en égyptien. Selon la tradition elle fut fondée par le pharaon Ménès qui y construisit une forteresse aux murs blancs, qui valut au site son premier nom, Ineb-hedj (« mur blanc »). Au Moyen Empire, elle était désignée sous le nom d’Anekh-Taui (« qui unit les Deux Terres ») ; sous la XVIIIe dynastie, elle prit le nom de Men-nefer (copte Menfe, grec Mèmphis), « la beauté est stable » par référence à la pyramide de Pépi Ier qui se trouvait non loin du site.

Ménès aménagea le cours du Nil et fit équiper le site d’une importante digue (5 km sur 6 mètres de haut) et de canaux de dérivation. En temps de crue, la ville, protégée par la digue, était entourée d’eau. On y honorait le dieu dynastique Ptah dans un temple nommé l’Héphaesteion ainsi que le dieu taureau Apis dans un sérapeum.

Elle fut dès sa fondation et jusqu’au Nouvel Empire, où elle fut supplantée par Thèbes, la ville la plus importante d’Égypte, rôle qu’elle ne retrouvera ensuite qu’à l’époque saïte. Elle demeura, tout au long de l’histoire égyptienne, l’une des villes les plus peuplées et les plus cosmopolites. Siège du Ier nome de la Basse-Égypte et siège de la satrapie d’Égypte sous la domination perse, c’était un port de première importance où se rencontrait le trafic commercial venant du delta et celui du Sud de pays.

Vers 311, Memphis demeurait encore la plus grande métropole d’Égypte avec une population estimée à 50 000 habitants. De nombreux étrangers, attirés par sa prospérité s’y étaient installés : Juifs, Syriens, Phéniciens, Grecs et Cariens. C’était même le premier port d’Égypte et un carrefour de voies terrestres, rôles où elle sera peu à peu supplantée par Alexandrie. Perdant son rôle commercial, elle conserva tout de même son importance religieuse. C’est d’ailleurs à Memphis que le corps d’Alexandre fut tout d’abord conservé avant son transfert à Alexandrie. A partir de Ptolémée V, les souverains lagides se firent de nouveau couronner à Memphis. La fondation d’El-Fustât (641 apr. J.-C.) et celle du Caire (969 apr. J.-C.) contribuèrent à sa destruction car la ville allait alors servir de carrière pour les pierres de construction.

Le site archéologique est par conséquent très dégradé hormis la nécropole de Saqqara qui témoigne de l’extension de la ville au temps de sa splendeur.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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