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Catal Höyük et Alaça Höyük

Catal Höyük

Site néolithique situé au sud est de Konya (Turquie) englobant dix-huit niveaux d’habitation datant de 7500 à 5500 av. J.-C. C’est le plus vaste tumulus de l’orient ancien (13 hectares, 17,50 mètres de haut).

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© Jean Savaton
Catal Höyük : reconstitution de l’intérieur de la maison aux crânes de taureaux.

A Catal Höyük, les maisons du village, serrées les unes contre les autres étaient construites en briques crues. Elles ne possédaient pas de porte : l’accès s’y faisait par le toit au moyen d’échelles. La maison type n’a qu’un seul niveau : au centre l’ouverture d’accès par le plafond, au nord se situaient les plates-formes où étaient inhumées les adultes, au sud la partie dévouée à l’usage domestique (four, zones de stockage de la nourriture).

Au centre de plusieurs maisons, les archéologues ont régulièrement découvert une chambre vraisemblablement destinée aux cérémonies religieuses : des crânes et des cornes de taureaux en appliques en décoraient les murs. Comme en Mésopotamie, le taureau devait être pour cette civilisation un symbole de puissance et de fertilité.

On suppose aussi que le culte de la grande Déesse Mère devait être pratiqué comme l’attestent les centaines de figurines en terre et en pierre retrouvées sur place, dont la célèbre Femme assise. Plusieurs milliers d’autres figurines animales ou humanoïdes y ont aussi été découvertes.

C’est à Catal Höyük que les archéologues ont mis à jour les plus vieilles peintures murales connues à ce jour. Datées d’environ 6200 av. J.-C., elles représentent des figures géométriques ou des personnages, des scènes religieuses, des parties de chasse ou des danses et aussi une vue générale du village avec au second plan l’éruption d’un volcan, probablement le Hasan Dag tout proche.

Alaça Höyük

Sur ce site néolithique de Turquie, les archéologues ont mis à jour une nécropole qualifiée de royale en raison de l’abondance et de la richesse du mobilier funéraire retrouvé. Tout un ensemble d’objets de parure, de vases, de statuettes d’animaux (bovidés et cervidés en bronze, en électrum, en argent), de disques en forme d’étendards (représentant des félins, des cornes, des bouquets de fleurs) atteste d’une réelle habileté technique dès l’Age du Bronze.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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