Arabie & Levant
Nabatéens

Pétra, el Deir

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© Jean Savaton
El Deir : l’entrée monumentale.

Un escalier de 800 marches taillées à même la roche y conduit. La vaste esplanade qui le précède laisse penser qu’il s’agissait manifestement d’un lieu de pèlerinage important. Comme le Khazneh, le choix du site de construction est destiné à une véritable mise en scène.

Contrairement à l’idée longtemps soutenue, il ne s’agit pas d’une tombe royale, mais d’un monument cultuel. Il constitue le plus grand monument de Pétra : 47 mètres de large, 45 mètres de haut dont 8 pour l’urne sommitale. L’entrée elle même est colossale : le seuil de la porte est aussi haut qu’un homme.

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© Jean Savaton
Pétra : el Deir.

Le registre inférieur est composé de huit colonnes à chapiteaux ioniques. Des niches sont sculptées dans les entrecolonnements. Le registre supérieur, copie du Khazneh, se décompose en un tholos entouré de deux demi-frontons creusés de niches rectangulaires. Contrairement à la richesse décorative du Khazneh, la décoration se limite ici à une simple frise triglyphe   et des métopes.

La salle intérieure, de forme rectangulaire (11 mètres sur 12), dispose de banquettes basses taillées dans les parois. Dans l’angle nord-ouest, des entailles au sol et dans les parois indiquent peut-être l’emplacement initial d’un bassin d’ablution. Dans le mur du fond, on distingue les traces d’un bétyle arasé surmonté à l’époque byzantine d’une croix. A partir du IVe siècle, l’édifice est réutilisé comme monastère par les chrétiens, ce qui lui vaut encore son nom actuel en arabe, el Deir signifiant « le monastère ». Des croix gravées sur les murs intérieurs laissent penser que l’édifice a pu servir d’église.

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© Jean Savaton
Pétra : tombe aux lions.

La Tombe aux Lions

Sur le chemin menant au Deir, on passe à côté de la tombe aux lions. Les deux sculptures de lion, face à face de chaque côté de l’entrée, qui lui donne son nom sont assez abîmées mais encore visibles. La frise à triglyphes et métopes est décorée d’une tête de méduse à chaque extrémité. La salle inférieure abrite trois banquettes et une petite niche sur la paroi du fond. D’après le style général, on estime que sa construction doit remonter au Ier siècle apr. J.-C.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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