Arabie & Levant
Nabatéens

Pétra

(c) Jean Savaton

On a coutume d’appeler Pétra, la cité de grès rose, mais la pierre n’est pas à proprement parler rose mais plutôt d’une belle teinte rouille, jaune ou grise avec une multitude de dégradés intermédiaires.

Des montagnes de grès massives et escarpées enferment un cirque naturel où s’étale le site qui s’étend sur 80 Km2. Le Siq en constitue la seule voie d’accès aisément praticable. Les Nabatéens n’auront donc pas à construire de murailles mais seulement des postes de guet de loin en loin. Dans les faits, la cité résita à tous les sièges.

Le choix de Pétra comme site d’implantation s’explique ainsi aisément : le site offre une excellente protection contre d’éventuels agresseurs, l’eau y est abondante (pour la région), il permet de contrôler les voies commerciales voisines. Plusieurs routes caravanières convergent vers Pétra : une route venant du nord par Beidha, une route venant d’Égypte en passant au pied du Djebel Aroun et une dernière, la principale, arrive de l’est.

Pétra devient ainsi une capitale florissante. Si aujourd’hui, le site évoque plus une nécropole, à l’époque il s’agissait d’une véritable cité qui a pu abriter jusqu’à 30 000 habitants à son apogée. Les richesses transportées ou accumulées, le contrôle du trafic caravanier avec l’Arabia Félix et l’Inde attirent les convoitises de voisins belliqueux. Le souverain séleucide Antigonos Monophthalmos tentera deux fois en vain de s’emparer de Pétra. En 312 av. J.-C., la cité a été sauvée d’extrême justesse. Vers le milieu du IIe siècle, les Nabatéens sont victimes au nord et à l’ouest de l’expansion des dynasties palestiniennes, hasmonéennes et hérodiennes. Progressivement, leur autorité se restreint à la rive orientale du Jourdain. A l’époque romaine, l’ouverture de route maritime directe entre l’Égypte et l’Orient leur portera un coup décisif.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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