Arabie & Levant
Palmyre

Les Temples de Palmyre

Le Temple de Bêl

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© Jean Savaton
Palmyre : colonnade du temple de Bel.

Il se dresse sur un tell préhistorique daté du IIIe millénaire. La construction du temple est entreprise grâce à une généreuse donation de l’empereur Tibère. Seul le temple proprement dit est achevé en 32 apr. J.-C. pour l’accession de Palmyre au rang de ville romaine. Le portique   ne sera terminé que sous les Antonins.

C’est un ensemble architectural monumental au même titre que celui de Baalbek ou que le temple d’Artémis à Gerasa. La vaste esplanade de 205 mètres sur 210 entourée d’une enceinte de 15 mètres de haut circonscrit un temenos   de quatre hectares. L’entrée est un porche monumental de type octostyle.

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Plan du temple de Bêl

A l’intérieur, un portique, constitué d’une double colonnade, construit entre 80 et 120 apr. J.-C., courait jadis sur trois côtés. Le quatrième côté, à l’ouest, était bordé d’une seule rangée de colonnes beaucoup plus élevées que les autres. Comme pour la grande colonnade de la cité, chaque colonne dispose d’une saillie destinée à recevoir la statue d’un citoyen méritant.

A gauche de l’entrée, à l’intérieur de la cour, on peut encore voir une rampe (E) par où les animaux destinés aux sacrifices pénétraient dans l’enceinte. De chaque côté du sanctuaire une plate-forme avec une fonction bien précise. Celle de gauche (A) servait aux sacrifices, ce qui est attesté par la présence d’un autel, quant à celle de droite (B), elle était peut-être utilisée pour des cérémonies de purification religieuse. En face du sanctuaire, on peut voir les ruines d’une salle de banquet (C).

Une cella   riche d’enseignements

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Palmyre : temple de bel : plan de la cella.

Le sanctuaire, la cella, est légèrement excentré par rapport à l’enceinte du temple. C’est un édifice de 40 mètres de long sur 14 de large. Le péristyle   de 55 mètres sur 30 qui l’entoure est composé de colonnes à fûts cannelés se terminant, suprême luxe, par des chapiteaux corinthiens à corbeille en bronze doré qui ont disparu. L’entrée (B) se fait par une porte latérale (A) d’un des larges côtés au bout d’une rampe en escalier, comme dans les temples babyloniens. La cella (C) est composée de deux adytons appelés aussi thalamoi, de par et d’autre de l’entrée.

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© Jean Savaton
Palmyre : thalamos nord du temple de Bêl.

Le thalamos nord (E) était destiné à abriter la triade divine de Palmyre à caractère astronomique : Bêl entouré de ses parèdres Iarbibol, le Soleil, et Aglibol, la Lune. La coupole centrale de ce thalamos représentent les sept planètes connues à l’époque antique : six bustes pour les divinités planétaires et un septième plus grand, au centre pour Jupiter. L’ensemble est entouré des signes du zodiaque. Aux quatre angles, un aigle, symbole du dieu Bêl, aux ailes déployées. Sur la gauche, un escalier permettait d’accéder au toit.

Le thalamos sud (D) est décoré d’une rosace encadrée de caissons. De chaque côté un escalier permettait d’accéder au toit terrasse où avaient lieu des sacrifices d’encens dans des pyrées situés aux quatre angles. Tout le pourtour du toit-terrasse est décoré de créneaux à merlons de type assyrien, symbolisant la course du soleil qui atteint son zénith avant de redescendre.

Une inscription, trouvée dans la cella, révèle que les statues de Tibère, Drusus et Germanicus étaient disposées dans le sanctuaire. Ce qui laisse penser qu’on y pratiquait le culte impérial qui connut très rapidement un grand succès dans les villes romaines d’Orient. Ainsi, le temple de Bêl symbolisait à la fois l’unité religieuse de Palmyre et son appartenance à l’Empire.

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Palmyre : reconstitution du temple de Nebo.
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© Jean Savaton
Palmyre : ruines actuelles du temple.

Le Temple de Nebo

C’est un petit temple trapézoïdal construit entre le Ier et le IIe siècle av. J.-C. en l’honneur du dieu Nabu (ou Nebo). L’entrée se fait par un propylée   hexastyle.

L’édifice a une forme trapézoïdale irrégulière avec trois côtés en propylées (44 mètres au sud, 85 et 87 mètres à l’est et à l’ouest) et une base au nord (60 mètres de long) formée par le mur arrière des boutiques bordant la grande colonnade.

Le temple lui-même, 20 mètres sur 9, repose sur un podium auquel on accède par un majestueux escalier au-delà d’un petit autel. Comme pour le temple de Bêl, le toit-terrasse était décoré de merlons.

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© Jean Savaton
Palmyre : cella du temple de Baal-Shamin.

Le Temple de Baal-Shamîn

La cella du temple est inaugurée en 130 à l’occasion de la visite d’Hadrien, mais la construction a débuté vers l’an 20 apr. J.-C.

A l’origine, il s’agit d’un complexe architectural comprenant trois cours à portiques, une salle de banquet et la cella proprement dite. De celle-ci, ne demeurent que le pronaos et le naos  . La cella est un petit édifice de quinze mètres de long sur dix mètres de large. Les six colonnes à chapiteaux corinthiens, qui entourent le pronaos, comportent des consoles pour les statues et des inscriptions. La disposition interne est particulièrement originale. Le naos est divisé en trois thalamos avec un décor en trompe-l’oeil de fausses portes et de fausses fenêtres.

Le sanctuaire d’Allath

Dédié à Allath, le temple a été fondé entre 103 et 164 apr. J.-C. L’édifice devait avoir un aspect semblable à celui du temple de Baal-Shamîn : un portique à colonnes cannelées entoure une cella précédée d’un pronaos à six colonnes. Dans le temenos, on a retrouvé la grande statue, datée de l’ère chrétienne et haute de 3,5 mètres, à tête de lion, entre les pattes duquel se blottit un oryx.


 

Portfolio

Palmyre : porte du temple de Bel. (c) Jean Savaton Palmyre : temple de Bêl. (c) Jean Savaton Palmyre : thalamos sud du temple de Bêl. (c) Jean Savaton


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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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