Mésopotamie
Babylone

L’économie babylonienne

Carrefour commercial...

Le développement de Babylone comme centre commercial de toute première importance est dû à son emplacement, entre la Syrie et le Golfe persique. En outre, la position stratégique de la ville à l’extrémité nord de la plaine alluviale lui donnait le contrôle de l’une des plus célèbres routes commerciales du monde antique, la Route Khorasan (connu plus tard sous le nom de Route de la Soie), reliant la région méditerranéenne à la Chine en passant par la Mésopotamie, l’Iran et l’Asie Centrale.

Les fleuves et les canaux sont les voies de communication naturelles, la plupart des cités s’échelonnant le long de l’Euphrate. Nous n’avons aucun renseignement sur l’établissement et l’entretien des voies terrestres. La nécessité d’aller chercher en dehors de la Mésopotamie un grand nombre de matières premières qui n’existaient pas dans leur pays, obligèrent les Babyloniens à développer le commerce extérieur surtout avec l’Elam, l’Asie Mineure et la côte méditerranéenne.

Pour le commerce éloigné, un agent d’affaires établit une sorte de société en participation. Le code d’Hammourabi consacre d’ailleurs plusieurs articles aux transactions commerciales (vente, échange, location, prêt, gage, caution, dépôt). L’importance du commerce extérieur est souligné par les remontrances des rois babyloniens à l’égard de leurs homologues voisins quant aux vexations et aux meurtres dont sont victimes trop souvent les négociants babyloniens.

...et prospérité

L’économie reposait sur l’agriculture et l’élevage, qui constituaient les fondements de relations commerciales étendues. C’est une économie de type palatiale : le domaine royal est divisé et attribué à des particuliers contre une prestation de service en retour. La palais renferme les réserves. Le surplus du domaine royal est vendu. Il existait aussi un secteur privé très florissant.

Les Babyloniens n’ont pas connu la monnaie proprement dite avant la domination perse. Dans les temps les plus reculés, l’orge servit de base à toutes les transactions ; avant le troisième millénaire on y ajouta le cuivre et l’argent en lingots et, par la suite, orge et argent sont deux étalons auxquels on compare la valeur de toutes choses. Leur rapport est variable ; aussi les conventions ou l’usage imposent-ils de régler certains comptes avec l’une des monnaies et non pas indifféremment avec l’une ou l’autre.

La richesse matérielle augmenta considérablement en Mésopotamie méridionale pendant la période néo-babylonienne : Babylone devint un centre opulent. Ainsi Babylone prospéra tant du point de vue économique que culturel, et ceci malgré les fréquentes interruptions du fait des guerres et des dommages causés à la ville.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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