Mésopotamie
Sumer & Akkad

Gilgamesh

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Gilgamesh étouffant un lion sous son bras.

Cinquième roi (vers 2650 av. J.-C.) d’Uruk, ce personnage dont les exploits évoquent ceux d’Ulysse et d’Héraclès a été l’un des héros mésopotamiens les plus populaires, placé au centre d’un vaste ensemble de récits liés à la genèse du monde.

Ce sont les légendes amalgamées qui ont inspiré le long poème épique rédigé en akkadien appelé l’Epopée de Gilgamesh. Sur les quelque 3500 vers qui la composaient, la moitié seulement nous est parvenue à ce jour. L’Epopée de Gilgamesh est sans doute l’œuvre la plus célèbre de toute la littérature babylonienne. Elle conte la légende héroïque de Gilgamesh qui, avec ami Enkidu, sauvage non civilisé, a d’abord recherché et conquis la gloire : tuer Humbaba le terrible géant gardien de la forêt des cèdres (Liban actuel), tuer le féroce taureau envoyé par Ishtar furieuse d’avoir été éconduite par Gilgamesh. Pour se venger de son insolence, les dieux font mourrir Enkidu. Gilgamesh comprend tout à coup que rien n’a de valeur si la mort doit tout nous arracher un jour. Alors il repart et au prix d’efforts surhumains, il recherche l’immortalité. Uta-napishti, le survivant du déluge lui révèle l’existence d’une plante de jouvence, mais, près du but, un serpent le lui la dérobe. Gilgamesh comprend alors qu’il doit se résoudre à sa conditionde simple mortel.

L’édition originale la plus connue et la plus complète (environ les deux tiers) de ce chef-d’œuvre est celle retrouvée dans la bibliothèque d’Assurbanipal, en douze tablettes de deux cents à trois cents vers chacune. Elle connut un très grand succès dut sans doute aux thèmes abordés, tous liés à la condition humaine.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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