Iran ancien
Parthes

Arts et science parthe

Il n’est pratiquement aucun tell mésopotamien qui ne contienne un niveau parthe. Malheureusement, les fouilleurs du XIXe siècle les ont détruit sans scrupules comme à Uruk et Nippur. Il s’agit d’un art composite, qui a emprunté à la fois à la Grèce et à l’ancien Orient. Quoique se voulant “philhellènes”, les Parthes ont créé un art original, dont l’originalité réside dans la représentation de face de tous les personnages.

Architecture

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Hatra : monument parthe.

L’architecture parthe se développa entre 150 av. J.-C. et 224 apr. J.-C. et connut son apogée sous le règne de Mithradate II. Dans leurs villes, les architectes parthes substituent souvent, dans la construction des palais et des demeures, la voûte au plafond plat. Ces voûtes sont construites en briques cuites ou séchées au soleil. Ils font un large emploi de l’iwan  , dont le premier exemple connu est à Nisa, comme à Assour et Hatra.

Dans le palais parthe d’Assour on voit une cour quadrangulaire s’ouvrant sur quatre iwans, dont l’une des façades a trois étages, avec un imposant portail en plein cintre. À Hatra, le palais est fait de la juxtaposition de deux iwans, avec un grand portail central encadré de deux plus petits, disposition qui rappelle les trois arches des portes ou des arcs romains.

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Hatra : statue de la reine Abu Bint Damion (Ier siècle).

Sculpture

Les bas-reliefs parthes se situent surtout dans la région montagneuse au nord-est de la plaine du Khouzistan, dans l’ancien royaume d’Elymaïde ou au Nimroud-Dagh. Ils trahissent une certaine maladresse d’exécution. Le thème le plus couramment représenté est celui du cavalier. Dans la sculpture en ronde-bosse  , les personnages masculins à barbe et à moustache dominent, vêtus de la tunique et du long pantalon de cavalier.

Les fouilles effectuées à Hatra ont permis la découverte de plusieurs statues de grandeur nature, représentant des rois (Uthal, Sanatruq), des princesses (Washfari, fille de Sanatruq, Ubal, fille de Jabal), des dignitaires (prêtres ou officiers) en tenue de parade. Certains historiens ont voulut y voir la trace d’un culte royal. Parmi les divinités, une des plus impressionnantes est celle de Baal-Shamin, le dieu barbu, en costume d’empereur romain, accompagné de deux aigles. Sur le site de Shami (sud-ouest iranien), ont été retrouvées des statues ou fragments de statues en bronze dont la grande statue en bronze de Shami, la plus imposante effigie humaine en métal connue à ce jour (1,92 m, IIe siècle av. J.-C., musée de Téhéran).

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© Musée de l’Ermitage
Nisa : rhyton en ivoire.

Arts divers

La plupart des historiens pensent que la fabrication de tapis (noués ou tissés) en laine fut introduite en Iran sous la domination parthe. Les artisans parthes réalisaient de superbes rhytons   en ivoire ou en métal décorés d’animaux réels (bélier, cheval, taureau, ibex) ou surnaturels. Certains étaient décorés de déesses et d’inscriptions royales. Les bijoux parthes étaient variés (épingles, pendants, pierres précieuses...) et très populaires. Leur style eut une grande influence par delà les frontières et le temps : on en retrouvera l’influence chez les Goths et les Mérovingiens.

Les murs des palais parthes étaient couverts de stucage aux décors floraux ou géométriques. C’est d’ailleurs de l’époque parthe que date l’utilisation du stuc dans la décoration des édifices en Iran. Pendant quelque deux millénaires, cet usage sera répété. Quant aux fresques d’époque parthe, à ce jour, seul le site de Doura-Europos en a livrées.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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