Iran ancien
Achéménides

Pasargades

Premiè ;re capitale de l’empire perse, bâtie dans la province de Fars par Cyrus II le Grand entre 559 et 550 avant J.-C. , là même où, selon la tradition, Cyrus avait battu l’armée mède d’Astyage. La construction des différents monuments s’étale probablement sur toute la durée du règne. Après la mort de Cyrus, Pasargades est plus ou moins abandonnée, mais Artaxerxès II s’y fait couronner roi.

Le camp des Perses

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© Jean Savaton
Pasargades : bas-relief.

Le rôle de Pasargades dans l’organisation de l’empire perse reste assez confus : la ville était-elle un centre administratif ou religieux, existait-il une répartition fonctionnelle entre Pasargades et Ecbatane ? On sait que c’est à Pasargades, qu’au cours du rite d’investiture, le nouveau roi devait enlever sa robe et revêtait celle de Cyrus. Peut-on même parler de ville ?

En fait, chez les Perses, il semble que la notion de capitale devait s’entendre comme le lieu d’exercice du pouvoir, c’est à dire là où est le roi. Or l’on sait par les auteurs antiques, que les rois achéménides se déplaçaient avec la cour tout au long de l’année, passant les mois chauds en altitude, comme à Ecbatane, Persépolis ou Pasargades, et les mois d’hiver et d’automne dans la plaine, à Babylone ou à Suse. Tous les services administratifs accompagnaient le roi dans ses pérégrinations, y compris quand il partait à la guerre. Ainsi, Pasargades devait être l’un des lieux de rassemblement, autour du roi et de sa cour, de plusieurs milliers de tentes d’un peuple jusque là nomadisant, ce que confirmerait le nom même Pasargada, c’est à dire le camp des Perses ?

Visite du site

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© Jean Savaton
Pasargades : palais de Cyrus.

Les ruines de Pasargades sont beaucoup moins spectaculaires que celles de Persépolis et elles sont dispersées sur une très grande étendue. Le site est dominé par une terrasse monumentale, dont l’appareillage à bossage  , très évidemment inspiré de modèles attique, laisserait supposer qu’elle date du IVe siècle ; sur cette plate-forme, s’élevaient des bâtiment en brique crue. Le palais résidentiel de Cyrus possédait une salle centrale hypostyle   de cinq rangées de six colonnes, dont les socles sont alternativement blancs et noirs. Sur les deux grands côtés de longs portiques.

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© Jean Savaton
Pasargades : tombe de Cyrus.

La tombe de Cyrus, connu aujourd’hui sous le nom de « mausolée de la mère de Salomon », a été construite de manière très simple, sans aucune décoration, sur un soubassement à 5 degrés. Elle imite vraisemblablement la forme d’une maison couverte d’un toit à double rampant. A l’intérieur, une petite chambre d’un style très sobre. Selon Arrien, la chambre contenait un sarcophage d’or et un lit recouvert de pelisses pourpres. Des mages étaient chargés de la garde du tombeau.

Lors de sa première visite, en 330, Alexandre le Grand trouva le tombeau intact mais quand il y revint en 324, il fut fort peiné de voir que la sépulture avait été violée : il ordonna qu’elle soit restaurée et scellée pour empêcher de nouvelles profanations. Ce tombeau était entouré d’un vaste jardin d’agrément boisé sacré et bien irrigué, appelé « paradis », comme on en trouvait déjà chez les Assyriens.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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