Mésopotamie
Babylone

Les Ziggourats

La ziggourat n’est pas une invention babylonienne, ce type de construction existait déjà chez les Sumériens. Ces temples-tours atteignaient des hauteurs considérables propres à frapper l’imagination des peuples. Il est vraisemblable qu’elles aient donné lieu au mythe de la tour de Babel. Ces temples-tours étaient composés d’étages superposés dont l’empilement devait permettre d’atteindre le ciel ce que traduit le verbe zaqaru, « construire en hauteur » d’où a dérivé le nom de ziqqurat.

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Reconstitution de la ziggurat d’Ur.

A Ur

La ziggourat d’Ur couvrait une surface de 65 x 43 mètres et se dressait sur quatre étages, le dernier surmonté d’un temple du dieu lune. On y accédait pas trois escaliers tous sur la même face nord-est, tous trois convergeant vers un grand portail au niveau de la deuxième terrasse. Ses étages étaient peints : ceux d’en-bas en blanc, le plus haut en rouge. Ces couleurs et leur ordre devait avoir une signification symbolique. Les terrasses devaient accueillir des plantations d’arbres.

A Babylone

La ziggourat de Babylone était appelée l’E-temen-an-ki, « maison du fondement du ciel et de la terre ». Après sa démolition par le roi assyrien Sennachérib en 689, le monument fut reconstruit par ses successeurs Assarhaddon et Assurbanipal et plus tard par Nabopolassar et Nabuchodonozor II, qui achevèrent les travaux et construisirent le sanctuaire situé à l’étage le plus élevé.

Une tablette d’argile décrit le monument : elle avait sept étages disposés en gradins, que surmontait un temple, soit 90 mètres environ. Les fouilles allemandes ont confirmé les dimensions de la base carrée : plus de 91 mètres de côté. Ces dimensions avaient une signification mystique. La base du temple terminal correspondait à la racine carrée de la superficie du premier étage. La tour était construite en briques crues et revêtue de briques cuites formant des pilastres   retrouvés sur deux côtés adjacents qui mesurent chacun quatre-vingt onze mètres de longueur. Le dernier niveau comportait six sanctuaires, une chambre et une cour ouverte. Seule, une élue du dieu pouvait y demeurer.

Nous n’avons qu’une connaissance indirecte de l’histoire de la construction de la ziggourat de Babylone, car elle fut détruite par les Perses et ses briques pillées au cours des siècles. C’est probablement à son existence que l’on doit le récit de la Tour de Babel.

A Borsippa

Par une tablette datant de l’an 83 des Séleucides (229 av. J.-C.), on dispose d’une description détaillée de la ziggourat de Borsippa. Elle était composée de sept étages correspondant aux sept planètes connues des Babyloniens. L’ensemble formait un rectangle long de 2190 pieds et large de 1200. L’entrée principale, à l’est, sur la voie sacrée, donnait accès sur deux terrasses successives précédant la cour carrée, également en terrasse, où s’élevait la tour. Celle-ci avait une base de 600 pieds de côté ; l’étage suivant, le kigal, appuyé sur le bord occidental de la base, n’avait que 300 pieds de longueur. Il portait plusieurs chapelles dédiées à l’est à Mardouk, Nahou et Tashmétoum ; au nord à Ea et Nouskou ; au sud à Anou et Sîn. Au milieu du kigal, cinq étages superposés soutenaient une chapelle qui formait le couronnement de l’édifice.


 



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Dernière mise à jour : 3 juin 2015
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