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Harrân
(Carrhes)

Ville mésopotamienne au croisement des routes reliant la Mésopotamie à l’Anatolie. Harran est citée dans la Bible sous le nom de Charan : Abraham y aurait résidé plusieurs années au XIXe siècle av. J.-C. Le nom de la ville est citée dans un texte de Mari à propos d’un traité qui fut signé dans le temple de Sîn. La ville fut annexée par Adad-Nirari Ier qui la dota de fortifications. C’est à Harran que se réfugia le dernier roi assyrien, Assour-Ouballit II après la chute de Ninive en 612. Mais en 609 av. J.-C.., une coalition des Mèdes et des Scythes le rattrapèrent et mirent à sac le temple de Sîn.

Temple de Sîn

Le temple de Sîn d’Harran existait dès la plus haute Antiquité. C’était l’un des principaux sites de culte du dieu. Son nom est mentionné dans plusieurs textes antiques, notamment dans des traités de paix entre belligérants mésopotamiens. Il fut au moins restauré à trois reprises par les rois Salmanasar III, Assurbanipal et Nabonide.
Le temple demeura encore un lieu de culte fameux durant plusieurs siècles. C’est en revenant du temple de Sîn que Caracalla fut assassiné par Macrin en 217 apr. J.-C. Le temple ne fut définitivement détruit qu’en 382 sur ordre de Théodose.

Carrhes

Dans les textes romains, Harran est mentionnée sous le nom de Carrhæ. La forteresse de Carrhæ constituait un puissant point d’appui dans la région. C’est à Carrhes que le 28 mai 53 Crassus subit une cinglante défaite face aux parthes d’Orodès II. Harcelées sous les flèches des cavaliers parthes avant d’être enfoncées par les charges de la cavalerie lourde, les calaphractaires, couverte de cottes de maille, l’infanterie romaine fut en grande partie détruite par dix mille cavaliers parthes placés sous les ordres du fameux général Suren.


 



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Dernière mise à jour : 21 décembre 2014
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