Asie Mineure
Hittites

Hattusha
(Ptéria)

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Hattusha : vue générale.

Capitale du royaume et de l’empire hittite, correspondant aujourd’hui au village de Bogâzköy à deux cents kilomètres à l’est d’Ankara. Les traces d’habitat les plus anciennes remontent à la fin du IIIe millénaire. Le site a livré de nombreuses tablettes qui nous renseignent partiellement sur la vie quotidienne des Hittites. Après sa destruction, le site restera plusieurs siècles abandonné avant d’être réoccupé par des Phrygiens au VIIe siècle.

Une ville fortifiée

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Hattusha : porte des lions.

Le choix du site n’est pas dû au hasard : plusieurs sources coulaient dans le périmètre ; l’altitude du site la mettait à l’abri du développement du paludisme endémique dans la région ; la ville était entourée de ravins profonds et bordée de falaises abruptes, ce qui lui assurait une certaine défense naturelle. Les accidents de terrain étaient habillement utilisés pour renforcer l’aspect défensif. A la fin de la période impériale, l’enceinte mesurait environ six kilomètres de pourtour et enfermait 167 hectares. La population d’alors a été estimée à 30 ou 40 000 habitants.

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Hattusha : tunnel sous les remparts.

Ce qui caractérise Hattusha, c’est le caractère monumental de ses constructions et ses impressionnantes fortifications. Le mur de fortification reposait sur un rempart de terre recouvert de pierres taillées, qui atteint parfois plus de 70 mètres à la base, formant ainsi un glacis pentu, encore visible en partie. Le mur proprement dit, presque 10 m au dessus du rempart de terre, devait être fait de briques crues renforcées par des poutres de bois. Tous les 30 mètres environ, une tour rectangulaire s’avançait en saillie.

Les portes principales, en bois recouvertes de bronze, étaient flanquées de grandes tours. Le jambage de ces portes étaient décorées de sculptures de lion (porte des Lions XIV-XIIIe siècles av. J.-C.) ou de dieu (Porte royale ornée du relief du dieu de la guerre, Calcone). Un deuxième jeu de portes côté intérieur achevait de constituer une forme de sas de sécurité. A Hattusha, une poterne voûtée constituée d’un souterrain de près de 83 m de long passait sous les remparts.

Le palais

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Hattusha : reconstitution du complexe palatial.

Il était situé au sommet du plateau rocheux connu sous le nom de Büyükkale, qui mesure à peu près 220 par 150 mètres. Véritable acropole, ce plateau est un bastion naturel protégé au nord et à l’est par des précipices. D’après les textes, on sait qu’il s’agissait d’un véritable complexe palatial et non pas simplement de la résidence du roi, appelée balentuwa. Le roi y vivait entouré de sa famille et de son clan, parmi lequel se recrutaient les nobles du grand conseil qui faisaient fonction de juges.

Outre l’ensemble des activités de service propre à un palais, on y trouvait aussi une laiterie, des magasins, une construction religieuse, appelée maison ar-ma, et la maison du chef de la garde, appelée Gal Meshedi. Trois portes permettaient d’accéder au palais, dont deux étaient aussi bien fortifiées que celles de la ville.

Les temples

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© Jean Savaton
Hattusha : magasin du temple.

Les fouilles archéologiques ont révélé les vestiges d’une trentaine de temples. Le plus important d’entre eux est le temple I. Il date du XIIIe siècle av. J.-C. C’est un carré de 275 mètres de côté, entouré d’un temenos  , et qui comportait peut-être deux étages. Il a été construit sur une terrasse artificielle. Le temple se composait de trois pièces principales parallèles avec chacune sa porte d’accès.

Au fond des pièces, une colonnade permettait d’accéder à deux chapelles, l’une dédiée au dieu de l’orage et l’autre à la déesse du soleil. La plupart des pièces étaient éclairées par de hautes fenêtres étroites ouvertes vers l’extérieur.
Le temple était entouré de magasins où l’on a retrouvé d’énormes jarres (jusqu’à 3000 litres) et de quartiers domestiques habités par les prêtres et leurs serviteurs. Certains temples secondaires possédaient même des ateliers d’artisan produisant les objets cultuels en argile ou en métal.


 

Portfolio

Calcone, le dieu de la guerre. Hattusha : porte des lions. (c) Jean Savaton Hattusha. (c) Jean Savaton Porte des Lions depuis l'intérieur de la cité. Hattusha. (c) Jean Savaton Hattusha. (c) Jean Savaton Hattusha. (c) Jean Savaton Hattusha.


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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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