Asie Mineure
Carie

Aphrodisias

Brève histoire

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© Jean Savaton
Aphrodisias : sarcophage.

Cité antique de Carie qui s’est probablement développée avec le culte d’Aphrodite. Le site fut habité dès le IIIe millénaire av. J.-C. La cité était anciennement connue sous le nom de Ninoe (de Nino c’est à dire Ishtar). Le culte d’Aphrodite n’aurait fait que remplacer celui d’Ishtar.
C’est à l’époque romaine que la cité connut son apogée car alors passait à proximité une grande route commerciale de l’empire. Dans une enceinte romaine de plus de 3 kilomètres, la ville s’étendait sur près de 520 hectares. On sait que Sylla, en 82 av. J.-C., fit un riche présent au temple d’Aphrodisias. Marc Antoine et Tibère accordèrent à la ville un droit d’asile dans un périmètre de 100 stades autour de son temple, ce qui lui assura la prospérité. A l’époque byzantine la ville devint métropole de la Carie sous le nom de Stavropolis et le temple d’Aphrodite fut converti en église.

La cité était réputée pour son enseignement de la philosophie, de la médecine, de l’astronomie mais surtout pour son école de sculpture d’Aphrodisias qui fut célèbre pour ses reliefs et sculptures en ronde-bosse   depuis l’époque archaïque jusqu’à l’époque byzantine. Des œuvres originaires d’Aphrodisias ont été retrouvées dans tout l’empire romain.

Principaux monuments

Au centre de la cité, s’élève le temple d’Aphrodite élevé au Ier siècle av. J.-C. sur un sanctuaire plus ancien. Il ne reste que 14 colonnes ioniques des 40 qu’il a compté. Il fut converti en basilique chrétienne au Ve siècle. Le temenos   date du règne d’Hadrien. Le sanctuaire était flanqué d’un odéon   très riche où les archéologues ont mis a jour des mosaïques et des statues.

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© Jean Savaton
Aphrodisias : le théâtre.

La ville s’ornait d’une vaste agora   de 205 x 120 mètres entourée de portiques. Le portique   de Tibère constitue le seul vestige d’une basilique où l’on a découvert une statue colossale pesant plusieurs tonnes. Il conduisait aux thermes datant d’Hadrien. Le théâtre d’Aphrodisias, d’une capacité de plus de 10 000 places, fut bâti à la fin de la période hellénistique et modifié sous Marc-Aurèle (161-180). Le célèbre tetrapyllon devait constituer une des entrées de la ville antique.

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© Jean Savaton
Aphrodisias : le stade.

Le Sébasteion était un vaste édifice du début de notre ère consacré au culte des empereurs romains. L’odéon fut édifié vers la fin du IIe siècle apr. J.-C. puis rebâti par Flavius Ampelius, un riche citoyen. Avec son orchestre tout en marbre et sa scène richement décorée, ce monument constitue désormais la petite merveille des ruines d’Aphrodisias.

Le stade   est le monument le plus spectaculaire d’Aphrodisias (262 x 59 mètres), construit au nord de la ville. Plus beau stade antique connu, pratiquement intact, sa capacité était de 20 000 places environ sur 22 rangs de gradin. C’est aussi le stade romain le mieux conservé de toute l’Antiquité. A la période byzantine, en raison de sa situation, il fut réutilisé comme élément de fortification et surélevé par un mur incluant des éléments de remploi figurant des guirlandes et têtes de taureaux.


 

Portfolio

Aphrodisias : frise avec guirlande et bucranes. (c) Jean Savaton Aphrodisias : frise avec guirlande et bucranes. (c) Jean Savaton  (c) Jean Savaton  (c) Jean Savaton Portique de Tibère. (c) Jean Savaton Aphrodisias : le sebasteion. (c) Jean Savaton Décoration dans le théâtre. (c) Jean Savaton Le tétrapyllon. (c) Jean Savaton Aphrodisias : le tétrapylon. (c) Jean Savaton Aphrodisias : sarcophage. (c) Jean Savaton Aphrodisias : décoration sur un sarcophage. (c) Jean Savaton Aphrodisias : sarcophage. (c) Jean Savaton Aphrodisias : sarcophage. (c) Jean Savaton


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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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