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Les Parthéniens

C’est à Sparte que l’on doit la fondation de Tarente à l’extrêmité sud de la péninsule italienne vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Les colons étaient des Parthéniens. Ils furent appelés ainsi à partir du mot grec signifiant « vierge », parthénos. La tradition voulait qu’au cours des deux guerres de Sparte contre la Messénie, les guerriers spartiates avaient fait le serment de ne rentrer chez eux qu’après avoir détruit la cité rivale. Mais le temps passant, craignant un déficit des naissances dans leur cité mère en raison de leur absence, les Spartiates renvoyèrent les plus jeunes d’entre-eux vers la cité pour assurer la procréation.

Après la destruction de Messène, les enfants engendrés ne furent pas reconnus comme citoyens spartiates à part entière. Dirigés par Phalantos, les Parthéniens tentèrent une rébellion mais après un accord avec les Spartiates, ils partirent fonder Tarente. De fait, le dialecte de Tarente était celui de la Laconie, les institutions étaient calquées sur celles de Sparte, le dieu national était le Poséidon qu’on adorait au cap Tenare.

Brève histoire

Il semble que les colons parthéniens durent affronter la population autochtone pour s’installer sur le site. Par la suite, les conflits avec la population indigène, les Messapiens, furent nombreux.

Au IVe siècle, Tarente atteignit son apogée qui équivalait à une véritable hégémonie sur la Grande Grèce, hégémonie politique, économique et culturelle. En Grande Grèce, Tarente est la seule cité à posséder une grande rade bien abritée. Aussi est-elle un centre important de pêcherie et de commerce maritime. La vie y était brillante ; l’art s’y épanouit, notamment l’orfèvrerie, et Tarente était l’un des grands centres de production de figurines en terre cuite. Les Tarentins aimaient le vin, les femmes et la musique et n’avaient qu’un désir continuer à vivre dans le confort et l’insouciance. On disait couramment à Tarente : «  D’aucuns voient dans le travail, l’ardeur et l’activité les fondements de l’existence ; quant à nous, non seulement nous entendons vivre dans la joie et le plaisir, mais nous le faisons déjà.  ».

Dans l’Antiquité, les chevaux de Tarente étaient très appréciés en raison de la pureté de leur race et de la beauté de leurs proportions : ils furent reproduits sur de nombreux monuments. Les Tarentins étaient d’ailleurs d’excellents cavaliers et leurs formations équestres étaient célèbres pour leur extraordinaire habileté en temps de paix comme à la guerre.

Chaque mois, on sacrifiait solennellement un taureau. Cette cérémonie donnait lieu à des fêtes organisées aux frais du gouvernement. Les jeunes gens s’adonnaient aux exercices du corps et discutaient de philosophie dans un magnifique gymnase. Sur l’agora  , bordée de colonnades, les commerçants s’entretenaient de leurs affaires ; on s’attroupait devant une immense statue de bronze à l’effigie de Zeus pour deviser de questions politiques et, surtout, pour échanger des invitations à dîner. Le théâtre de la ville donnait des représentations dramatiques mises en scène sans regarder à la dépense.

Peu enclins aux métiers des armes, les Tarentins acceptaient que des chefs de guerre étrangers, Archidamos de Sparte, Alexandre d’Epire ou Pyrrhus, combattissent pour défendre leurs intérêts, mais à condition qu’ils limitassent leurs ambitions.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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