Monde Grec
Troie

Trésor de Priam

C’est le 14 juin 1873, à la veille de l’ interruption saisonnière des travaux pour cause de saison chaude, qu’a lieu la découverte la plus extraordinaire effectuée
par Schliemann, découverte qui constitue à elle toute seule une histoire rocambolesque. Selon le compte rendu de Schliemann, le trésor de Troie est composé d’ un grand nombre de vases, de coupes et de chaudrons en or, en argent et en bronze, de pointes de lances et de haches en cuivre, mais ce sont surtout les bijoux qui étaient dissimulés dans un grand vase en argent qui défient l’imagination. Il s’ agit en effet de deux diadèmes en or, d’un bandeau en or, de soixante boucles d’oreilles en or, de 8 750 bagues, prismes et boutons,
six bracelets et deux gobelets en or pur.

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Trésor A, dit Trésor de Priam.

Le récit de Schliemann

"Je mis la main sur un grand objet en cuivre d’ une forme tout à fait particulière. Cette trouvaille avait attiré mon attention car il me semblait entrevoir de l’
or sous l’ objet qui reposait sur une couche pétrifiée de cendres rouges et de débris calcinés d’une épaisseur de 1,50 mètre. C’ est sur cette couche que reposait le mur de fortification d’ une hauteur de 6 mètres.

Je mis au jour le trésor à l’aide d’un grand couteau, entreprise qui ne put se faire qu’ au prix d’un effort surhumain et sous la menace d’un terrible danger, car le mur de fortification menaçait à chaque instant de me tomber dessus. Mais la vue de tant d’objets, dont chacun avait une valeur inestimable pour la science, me rendait téméraire et je ne pensais pas au danger. Toutefois, il m’eût été impossible de transporter le trésor sans l’ aide de ma chère épouse qui était là, prête à envelopper dans son châle et à emporter les objets que je déterrais".

Une histoire rocambolesque

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Portrait de Mme Schliemann portant les bijoux du trésor de Troie.

Schliemann fit secrètement transporter le trésor à Athènes. En 1881, Schliemann « offrit » le trésor de Priam à l’ Allemagne en échange d’ honneurs et d’ avantages divers.
En vérité, plusieurs indices permettent de supposer que ce que Schliemann a appelé le « trésor de Priam », est en réalité un ensemble regroupant diverses trouvailles qui ont été effectuées en divers points de l’acropole d’Ilion. Il est donc probable que tous les objets avaient déjà été découverts au moment où sa femme quitta Troie et on peut se
demander si ce voyage improvisé n’ était pas en fait lié au vol du trésor lui même. Schliemann aurait par la suite inventé de toutes pièces l’ histoire que nous connaissons.

La Turquie intenta un procès et Schliemann fut condamné à la fois à payer une amende et à restituer les objets volés. Schliemann paya l’ amende mais, en revanche, il ne restitua jamais le moindre bijou. Et ainsi l’or de Troie fut exposé au musée de Berlin jusqu’au moment où éclata la Seconde Guerre mondiale. Emporté secrètement par les Russes comme butin de guerre, le trésor était considéré comme perdu jusqu’au début des années 90 où les Russes avouèrent en être les heureux propriétaires.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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