Monde Grec
Grèce classique
Les Cités grecques
Athènes

Ephébie et armée

L’éphébie

A dix-huit ans, le jeune garçon était inscrit sur le registre de son dème. L’assemblée des démotes décidait par vote secret si le postulant pouvait prétendre à l’éphèbie (âge requis et parents athéniens). Cette inscription au dème donnait accès à la citoyenneté. A l’occasion de la fête d’Artémis Agrotéria, les éphèbes prêtaient serment à la patrie et aux institutions. Durant la première année, après avoir fait la tournée des sanctuaires, les éphèbes tiennent garnison au Pirée où ils reçoivent une instruction militaire.

A la fin de la première année, ils sont passés en revue par l’assemblée dans le théâtre de Dionysos et ils reçoivent solennellement de l’État le bouclier rond de l’hoplite et une lance. Les éphèbes, revêtus de leur chlamyde, coiffés du pétase, prêtent serment de fidélité à la constitution de la cité. La deuxième année est consacrée au service militaire proprement dit : marche à travers Attique, garde des bourgs fortifiés et des frontières de l’Attique, accomplissement de travaux militaires comme la construction des ponts ou de retranchements.

Au IIIe siècle, le service de l’éphébie fut ramené à un an et perdit son caractère obligatoire, n’étant plus à la charge de la cité, les plus pauvres en furent exclus. L’éphèbie devient une formation de type instruction supérieure où l’aspect militaire est complété par des conférences données au gymnase par des philosophes, des rhéteurs et des médecins.

Cavaliers et hoplites

Au sortir de l’éphébie, le jeune athénien appartenant aux deux premières classes censitaires est versé dans la cavalerie. Il reçoit une indemnité pour son équipement et une autre pour l’entretien de sa monture, également fournie.
Les Athéniens qui n’ont pas été admis dans la cavalerie, servent dans les rangs des hoplites. Ce corps comprend deux catégories de soldats : les citoyens âgés de 20 à 50 ans d’une part, qui forment l’armée active, et ceux de 50 ans à 60 ans d’autre part, qui forment l’armée territoriale.

L’armée comprend aussi un corps de 200 archers à cheval, recrutés parmi les citoyens. Ils sont employés comme éclaireurs. Une troupe d’infanterie légère appelée en cas de levée en masse et un corps d’archers composé de 1600 hommes recrutés parmi les citoyens complètent l’ensemble. L’usage des mercenaires, notamment les archers scythes, était limité à l’exercice de la police urbaine.

Magistratures militaires

Les stratèges sont ainsi répartis à mains levées : un stratège   des hoplites qui commande les hoplites en campagne ; le stratège du territoire qui en assure la garde, et quand le pays vient à être menacé par la guerre conduit les opérations sur le territoire ; les deux stratèges du Pirée, celui de Mounychia et celui de l’Acté, qui assurent la garde des installations du port ; un stratège des Symmories qui établit un catalogue des triarques. Les autres sont envoyés en expédition selon les circonstances.

Sont également élus dix taxiarques (1 par tribu) : chacun commande les hommes de sa tribu et nomme les lochages (chefs de bataillon). Sont élus également les deux commandants de cavalerie pris dans l’ensemble des tribus et les phylarques   qui commandent aux cavaliers de la même manière que les taxiarques aux hoplites.


 



Accueil | Plan | Crédits

   Creative Commons License

Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
2005-2017 © Clio la Muse