Monde Grec
Grèce classique
Civilisation grecque

L’éducation
(dans la Grèce antique)

Le nouveau né

Pour les Grecs, le nouveau-né est plus proche de la condition animale que de celle de l’homme. Les enfants malformés étaient souvent éliminés car leur malformation était perçue comme une punition divine de mauvais augure pour la famille et pour la communauté.
A Sparte, les anciens de la tribu du père décidaient du sort du nouveau-né qui pouvait être abandonné sur le Taygète. A Athènes, on pratiquait l’exposition : l’enfant était abandonné hors de la ville où il pouvait mourir de faim, être dévoré par des bêtes sauvages ou être recueilli par une autre personne. Le sexisme antique faisait que l’exposition des filles était plus courante que celle des garçons. L’enfant recueilli pouvait être considéré comme libre ou esclave. La pratique la plus répandue consistait à réduire l’enfant trouvé en esclavage afin de le garder à son propre service ou de le vendre ultérieurement. Selon la tradition athénienne, c’est Solon qui interdit la pratique de la vente des enfants par leur père.

Enseignement et formation

Dans les cités comme Athènes, la lecture, l’écriture et l’arithmétique semblent avoir été des acquisitions communes dans la population libre. Il n’existe pas de preuve que l’instruction ait été obligatoire pour les fils légitimes des citoyens athéniens avant l’époque hellénistique. L’éducation et l’enseignement relèvent de la sphère privée.

A Athènes, les garçons restent auprès de leur mère dans le gynécée jusqu’à l’éphébie. L’éducation des garçons est obligatoire. Vers l’âge de cinq ou six ans, ils fréquentent l’école (didaskalion) puis la palestre. Dès que les enfants savaient lire et écrire, on les confiait à des maîtres de grammaire (grammatistaï). Le garçon y était accompagné par un esclave de son père, le pédagogue. Dans le didaskalion, les garçons apprenaient à lire et à écrire et s’initiait à la musique. Ils s’entrainaient aussi à apprendre par cœur des vers et des extraits de poèmes, surtout ceux d’Homère.

Les pères envoyaient leurs fils auprès des grammatistaï et des pédotribes autant que leurs ressources financières le leur permettaient.
Au cours du Ve siècle, sous l’influence des sophistes, les jeunes sont aussi formés aux règles de la rhétorique, de la politique et de la philosophie. Cet enseignement « supérieur » demeura l’apanage d’une élite sociale où la relation maître / disciple est fondamentale. Les filles ne recevaient pas d’éducation sauf dans les classes aisées où elles apprenaient à parler, à écrire et où elles recevaient des leçons de grammaire.

Les enfants devaient aussi apprendre un métier, le plus souvent celui de leur père, chez celui-ci ou par apprentissage. A défaut, l’enfant n’était pas tenu d’assurer la subsistance de celui-ci durant sa vieillesse. Élevées au sein du foyer familial, les filles apprenaient surtout à coudre et à confectionner des vêtements.

La palestre

Entre 8 et 12 ans, les enfants athéniens fréquentaient la palestre, terrain de sport à ciel ouvert de forme carrée et entouré de murs, sous la direction du pédotribe. On y pratiquait tous les sports, sauf la course. L’athlète est complètement nu (gymnos) et s’oint d’huile et de sable avant les exercices qui sont accompagnés du son du hautbois (aulète). On y pratiquait la lutte (palè), les haltères, le lancé du disque et du javelot, la boxe et le pancrace (sorte de boxe) ainsi que toutes sortes d’exercices d’assouplissement.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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