Monde Grec
Mycéniens

Mythes homériques

Les épopées homériques, composées au IXe ou VIIIe siècle av. J.-C., représentent des compilations d’épisodes d’origines et d’époques très variées, transmis par la tradition orale et dont certains seulement remontent à l’âge du bronze. Les Grecs de l’époque classique considéraient les ruines de Mycènes et de Pylos comme les vestiges de leurs propres ancêtres, ils n’avaient pas souvenir d’une civilisation mycénienne différente de la leur.

Mythologie

La mythologie nous offre l’image d’une Mycènes violente où les querelles familiales et dynastiques s’achèvent souvent dans le sang. Avant de porter la guerre en terre troyenne, Agamemnon, roi de Mycènes et commandant en chef de l’armée grecque, dut sacrifier sa fille Iphigénie pour obtenir des dieux les vents favorables qui pousseraient ses nefs d’Aulis en Béotie vers les rivages d’Anatolie.

La reine Clytemnestre, indignée par la dureté du roi et meurtrie par le sacrifice d’Iphigénie, n’a pas attendu le retour d’Agamemnon en épouse docile et amoureuse. Lorsque le roi victorieux rentre de son expédition contre Troie, elle partage désormais sa couche avec Egisthe. Agamemnon rapporte en butin la belle prêtresse Cassandre, fille de Priam. Clytemnestre et son amant assassinent Agamemnon et l’innocente Cassandre. Les deux enfants d’Agamemnon et de Clytemnestre, Oreste et Electre, assistent à la scène dissimulés derrière une tenture.

Au nom de l’implacable loi du talion, le jeune Oreste, contraint à venger son père, va tuer sa mère ainsi qu’Egisthe. Poursuivi par les déesses infernales,
les fameuses Erinyes, Oreste ne retrouvera la paix qu’après bien des épreuves et des errances, lorsque, grâce à l’intervention d’Athéna, le tribunal de l’Aréopage l’acquittera du meurtre de sa mère.

Les Guerriers mycéniens

Les Mycéniens étaient un peuple de guerriers. Ils devaient, à peu de chose près, comme le confirment les découvertes archéologiques, apparaître semblables à la description des guerriers achéens faite par Homère dans l’Iliade. Ils portaient des casques à dents de sanglier cousues sur une calotte de cuir et parfois des armures de bronze. Leur bouclier en forme de 8 était en cuir durci.

Leur comportement au combat est particulièrement codifié. Le guerrier arrive sur le champ de bataille monté sur son char, conduit par un valet d’arme. Puis il attaque l’ennemi avec ses armes de jet (lance, javeline) avant de descendre de son char pour combattre à pied avec son épée à lame étroite et allongée ou avec son poignard. Il commence par effectuer un véritable carnage (aristeias) parmi les ennemis avant d’affronter en duel le seul adversaire digne de son rang.

Coutumes funéraires

Le rituel funéraire décrit dans l’Iliade est celui du bûcher funéraire alors que les découvertes archéologiques démontrent que c’est l’inhumation qui était de loin la plus pratiquée. Le défunt, couvert de bijoux et d’ornements, était entouré d’un riche mobilier composé de toutes sortes d’objets lui ayant appartenu. le texte homérique est par contre confirmé par les découvertes archéologiques de Lefkandi datant de l’époque proto-géométrique.

On a retrouvé des tombes mycéniennes de deux types : des grandes fosses rectangulaires creusées à même le rocher, comme à Mycènes, et des tombes à tholos. Les tombes rectangulaires étaient recouvertes de dalles ou d’une couche de branchages ; les parois sont doublées de petits murs et le fonds était recouvert d’un cailloutis. Il s’agit alors de sépultures collectives ; quand la place vient à manquer les ossements les plus anciens sont entassés dans un coin. Dans les tombes à tholos, le corps est déposé à même le sol. Au-dessus, on élève un puits, rempli de terre, lui même recouvert d’un tumulus surmonté d’une stèle.


 



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Dernière mise à jour : 19 décembre 2014
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