Iran ancien
Sassanides

Chosroes Ier et II
(Khosro, Khusro)

Chosroès Ier

Dit “le Victorieux”, fils et successeur de Kavâdh. Déclaré héritier présomptif dès 513, il fut le plus grand roi de la dynastie sassanide, celui qui porta l’empire sassanide à sa plus grande extension. Ses sujets lui décernèrent les épithètes d’Anôchak-Ravan, à “l’âme immortelle” et de Dâdgar, “le juste”. Son souvenir s’est perpétué dans les littératures arabe et persane.

Il s’empara d’Antioche en 549 et déporta ses habitants près de Ctésiphon. Mais la résistance des Byzantins conduit par Bélisaire l’amena à conclure la paix en 562 après une défaite à l’embouchure du Phase  . A l’est, il repoussa les frontières de l’empire jusqu’à l’Oxus   en battant les Hephtalites. Il fit fortifier les passes montagneuses de la mer Caspienne et de l’Hyrcanie pour se protéger des Huns. Appelées par les Arabes pour repousser la conquête éthiopienne qui avait eu lieu en 529, ses troupes s’emparèrent du Yémen en 570, ce qui leur assuraient du même coup le contrôle du commerce de la mer Rouge.

Son règne est marqué par l’achèvement du cadastre de l’empire, l’affranchissement de l’impôt foncier pour les enfants, les femmes et les vieillards. C’est sous son règne que le jeu des échecs est rapporté de l’Inde.

Chosroès II Parviz

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© Jean Savaton
Taq-e Bostan : statue équestre de Chosroès II.

Roi sassanide, petit-fils de Chosroès Ier. La politique d’expansion de Chosroès Ier fut continuée par Chosroès II qui rétablit les anciennes frontières achéménides. Son général Chahr-Barâz conquit en peu d’années Édesse, Antioche, Damas , Jérusalem (juin 614) et l’Égypte (618). En Asie Mineure, ses armées entrèrent en Cilicie, conquirent Césarée, mirent le siège devant Chalcédoine   et menacèrent directement Constantinople. Mais dès 627, l’empereur byzantin Héraclius écrasa les Sassanides à Ninive.

Chosroès II entreprit également d’importantes réformes qui restaurèrent l’autorité royale en réduisant le pouvoir excessif de la noblesse au profit d’une bureaucratie réorganisée en divân, ou ministères. Malade, il désigna son fils Merdân-Châh comme successeur. Mais la noblesse soutint son autre fils, Siroès, qui élimina son père et son frère Merdân-Châh en 608. La dynastie sassanide fut dès lors sur son déclin.


 



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Dernière mise à jour : 3 juin 2015
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